Histoire des douze Csars, 1-2

Libraire de la Bibliothque nationale, 1872
 

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73 - ... de leur gnral ; les femmes , leurs ornements et ceux de leurs enfants. Les trangers prirent part ce deuil public : ils firent le tour du bcher en marquant leur dsolation, chacun la manire de son pays. Les Juifs veillrent mme plusieurs nuits auprs de ses cendres. LXXXV. Le peuple, aussitt aprs les funrailles, courut avec des flambeaux aux maisons de Brutus et de Cassius , et n'en fut repouss qu'avec peine. Il rencontre un certain Helvius Cinna : on le prend pour...
94 - Mais tromp dans ses esprances , puis et sans ressource, au point d'tre oblig de diffrer la paie des soldats et les pensions des vtrans , il eut recours aux confiscations et aux rapines. Il statua avant tout, qu'au lieu de la moiti du bien de ses affranchis qui lui revenait par succession , les cinq siximes lui appartiendraient , lorsque , sans une cause probable , ils porteraient le nom d'une des familles qui il tait alli ; que les biens de ceux d'entre eux qui se rendraient...
7 - Il tait tellement chri et estim de ses parents, qu'Auguste (sans parler des autres) balana longtemps s'il ne le choisirait pas pour son successeur, et le fit adopter par Tibre. Il jouissait de la faveur populaire au point que la foule qui se rassemblait autour de lui toutes les fois qu'il paraissait lui fit courir plus d'une fois risque de la vie.
3 - Mais , en gnral , si ce n'est pas un crivain loquent, c'est du moins un historien curieux : il est exact jusqu'au scrupule, et rigoureusement mthodique. Il n'omet rien de ce qui concerne l'homme dont il crit la vie, et se croit oblig de rapporter non seulement tout ce qu'il a fait, mais tout Ce qu'on a dit de lui.
131 - Ces soldats en sduisirent quelques autres, et ne doutrent pas de trouver un plus grand nombre de soutiens dans l'excution mme de leur entreprise. VI. Il pensait s'emparer du camp aussitt aprs l'adoption de Pison et surprendre Galba au moment o il serait table; mais il renona ce projet par gard pour la cohorte qui tait de garde : c'tait la mme qui avait laiss tuer Caligula et qui avait abandonn Nron; une troisime trahison l'aurait trop dshonore. Des...
166 - L'oracle lui promit l'empire. Son pre l'obtint peu de temps aprs, et Titus demeura dans la Jude pour achever de la soumettre, il assigea Jrusalem, tua de douze coups de flches douze des soldats qui dfendaient les remparts, et la prit le jour mme de la naissance de sa fille. La joie des soldats fut si grande qu'ils mlaient dans leurs acclamations le nom d'empereur, et employrent peu de temps aprs les prires et les menaces pour le retenir dans son gouvernement, qu'il allait...
31 - Lui-mme fut cit une seconde fois par L. Antistius , tribun du peuple ; mais le collge des tribuns intervint en corps, et reprsenta qu'on ne pouvait pas accuser lgalement un citoyen absent pour les intrts de la rpublique. Pour se mettre dsormais l'abri de pareilles attaques, il s'appliqua avec une extrme attention s'attacher les magistrats de chaque anne, et se fit une loi de n'aider de son crdit, ou mme de ne laisser parvenir aux honneurs , que ceux qui s'engageraient...
180 - ... pour trois ans et sans intrt, et l'autre lorsqu'il ddommagea les possesseurs des maisons incendies sur le mont Clius. De ces deux libralits, la dernire fut accorde au malheur des temps, et l'autre fut comme arrache par les cris du peuple. La disette d'argent tait grande.
168 - Vous ne savez pas quel monstre c'est que l'empire, et tenant en suspens, par des rponses ambigus et une incertitude artificieuse, tout le snat qui se rpandait en supplications et qui...
70 - Cette femme, dit-il, a t l'affranchie et la femme de chambre de ma mre ; mais elle m'a toujours regard comme son matre. Je dis cela, parce que, dans ma maison, il ya des gens qui ne me regardent pas comme leur matre.