Du dmon de Socrate: specimen d'une application de la science psychologique celle de l'histoire, 1-5

Bailliere, 1856 - 348

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34 - ... de foi qui m'ont assur l'avoir vu au coucher du roi pendant le prier-Dieu, et lui cependant prs du fauteuil, jeter la tte en l'air subitement plusieurs fois de suite, et ouvrir la bouche toute grande comme un chien qui aboie, mais sans faire de bruit. Il est certain qu'on...
252 - Non, ce discours n'est point vrai; non, l'ami froid ne doit pas obtenir la prfrence sur l'amant, par cela seul que l'un est dans son bon sens et l'autre en dlire. Rien de mieux s'il tait dmontr que le dlire ft un mal; au contraire, les plus grands biens nous arrivent par un dlire inspir des Dieux. C'est dans le dlire que la prophtesse de Delphes et les prtresses de Dodone ont rendu aux citoyens et aux tats de la Grce mille importants services; de...
88 - Socrates autem primus philosophiam devocavit e caelo, et in urbibus collocavit, et in domos etiam introduxit, et coegit de vita et moribus, rebusque bonis et malis quaerere.
96 - Svvaiumerdam, de Vanhelmont, de Swedenborg, sont peu. prs avoues maintenant par tous les hommes qui ont joint l'tude de la psychologie morbide celle de l'histoire et de la philosophie (l).
256 - ... vritablement quand, jouissant encore de toutes nos perfections et ignorant les maux de l'avenir, nous admirions ces beaux objets parfaits, simples, pleins de batitude et de calme , qui se droulaient nos yeux au sein de la plus pure lumire , non moins purs nous-mmes...
173 - Socrate qui, non-seulement s'imagine recevoir des influences, des inspirations divines, mais qui, raison de ce privilge, croit possder, distance, une influence semblable sur ses amis, sur ses disciples et presque sur les trangers, influence indpendante mme de la parole et du regard , etqui s'exerce travers les murailles et dans un rayon plus ou moins tendu.
167 - Enfin, la troisime fois, voulant chapper, il se leva sans me rien dire, et prenant le temps que j'avais l'esprit occup ailleurs, il sortit et fit ce qui le conduisit la mort. Voil pourquoi il dit son frre ce que je vous rpte aujourd'hui, qu'il allait mourir pour n'avoir pas voulu me croire.
167 - ... ou porter un fruit vritable. J'ai d'ailleurs cela de commun avec les sages-femmes, que par moi-mme je n'enfante rien, en fait de sagesse; et quant au reproche que m'ont fait bien des gens, que je suis toujours dispos interroger les autres, et que jamais moi-mme je ne rponds rien , parce que je ne sais jamais rien de bon rpondre , ce reproche n'est pas sans fondement. La raison en est que le dieu me fait une loi d'aider les autres produire, et m'empche de rien produire...
67 - Sans pouvoir me permettre ici d'aborder une question qui est tout entire du ressort de la physiologie et de la science, je dirai seulement que le seul fait d'avoir entendu des voix et de les entendre habituellement, de se figurer que les penses nes du dedans, et qui reviennent sous cette forme, sont des suggestions extrieures ou suprieures, est un fait dsormais bien constat dans la science, un fait trs-rare assurment, trsexceptionnel, mais qui ne constitue nullement miracle, et...
167 - ... dispos interroger les autres, et que jamais moi-mme je ne rponds rien, parce que je ne sais jamais rien de bon rpondre , ce reproche n'est pas sans fondement. La raison en est que le Dieu me fait une loi d'aider les autres produire , et m'empche de rien produire moi-mme. De l vient que je ne puis compter pour un sage, et que je n'ai rien montrer qui soit une production de mon me.