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animée, et cependant moins inconstante et moins mobile. 2° La zoNE TEMPÉRÉE : double, dont une moitié est au nord de la zone torride; l'autre, s'étendant des deux tropiques aux deux cercles polaires. La largeur de chacune de ses parties est de mille lieues au moins. Dans leurs limites tropicales, elles sont souvent plus chaudes que certaines parties de la torride, tandis que d'autres points de leur surface éprouvent déjà les rigueurs d'un éternel hiver. Les zones tempérées sont dédommagées par les charmes doux et variés du printemps et de l'automne, par les chaleurs modérées de l'été et les rigueurs salutaires de l'hiver; cette succession de quatre saisons n'est point connue au-delà du tropique, ni ' vers les pôles. Même la partie de la zone tempérée boréale, qui s'étend entre le tropique et le 35° degré de latitude, ressemble, en beaucoup d'endroits, à la zone torride.Jusque vers le 4o° degré, la gelée, dans les plaines, n'est ni forte ni de longue durée; il est également rare d'y voir tomber de la neige. Les contrées élevées ressentent toute la rigueur de l'hiver, et les arbres, même dans la plaine, perdent leur feuillage et leur verdure dans les mois de novembre et décembre. C'est depuis le 4o° jusqu'au 6o° degré que la succession des quatre saisons se montre plus régulière. 3° La zoNE GLACIALE : également double, dont les deux parties opposées, limitées d'un côté par le cercle polaire, ont les pôles pour centre et non pour extrémité. C'est une région déshéritée, où la

nature semble expirer dans les longueurs alterna- .

tives de jours sans éclat ou dans la profondeur de ténèbres humides. On n'y connaît en général que deux saisons : un long et rigoureux hiver, auquel succedent quelquefois brusquement des chaleurs insupportables. Des neiges éternelles y réfléchisseut une lumière égarée au bruit confus du déchirement des montagnes de glace contre lesquellesse brisent en mugissant des flots qui deviennent aussitôt solides. Lieux où la vie ne saurait s'acclimater, où des rayons épars dans une atmosphère brumeuse donnent, au sein des nuits de plusieurs mois, une imparfaite image de nos aurores, tandis que des vapeurs épaisses et des nuages glacés s'élevant de la surface des mers à l'aspect d'un soleil toujours présent sur l'horizon, viennent obscurcir l'astre qui partout ailleurs féconde l'univers. La température diminue et augmente en raison de l'éloignement ou du rapprochement des zones climatériques de l'équateur, mais non pas dans une proportion régulière et progressive, ni dans l'un

ni dans l'autre hémisphère, ni sous la même bande de climat ou la même latitude. Un grand nombre de causes dérangent cette régularité, telles que la forme du sol, sa nature, son élévation, le voisinage des forêts, des fleuves, des marais, des lacs et des mers. Ainsi, à l'est de la France, où se trouvent des chaines de montagnes élevées, la vigne croît sur leur penchant, beaucoup plus vers le nord qu'à l'occident du même royaume. Paris est bien plus tempéré que Vienne et Ratisbonne, villes d'Allemagne situées à quelques minutes de différence en latitude. Les plages de l'Amérique septentrionale situées sous les latitudes de la France, sont aussi froides que les plages de la Suède et de la Russie situées au 55° ou 6o° degré de latitude nord. Les zones de l'hémisphère boréal sont bien plus tempérées que les zones de l'hémisphère austral comprises dans les mêmes parallèles. Ainsi, sous les mêmes latitudes on rencontre des climats différents, et partout des influences locales qui semblent contrarier les influences astronomiques.

En agriculture, on restreint le nom de climat à la portion du pays qui fournit les mêmes productions. Ainsi, on divise la France en climat des orangers, climat des oliviers, climat du mais, climat de la vigne. Chacun de ces climats a une étendue déterminée par l'uniformité des influences locales et des productious végétales. On trouve à peu près vingt jours de différence entre le climat du midi de la France et celui du nord, pour l'époque de la floraison des végétaux et pour celle de la maturation de leurs fruits. A Marseille, la végétation est aussi avancée au 15 février qu'à Paris au 1o mars; la fauchaison commence en juin; les moissons, en juillet; la vendange, du 25 août au 1" septembre. Ces époques sont plus reculées à l'est de la France qu'à l'ouest, et cette différence est de 1o jours au moins, ce qui dépend évidemment de la plus grande élévation de la partie de l'est audessus du niveau de l'Océan, et du voisinage des chaînes de montagnes, telles que les Vosges et le Jura. Voy. AIR, ATMosPHÈRE, TEMPÉRATURE.

Afin de compléter l'aperçu que nous venons de donner sur les climats physiques, qui sont d'une si grande importance pour le géographe, nous emprunterons au Tableau des bandes isothermes de M. le baron de Humboldt, les principaux éléments relatifs à la température qu'éprouvent plusieurs villes à différentes latitudes. Il offrira à nos lecteurs les moyens de comparer entre eux tous les pays de la terre d'après les faits les plus positifs recueillis par la météorologie.

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COAGULATION. CHIMIE. Conversion d'un liquide en une masse plus ou moins solide, molle et tremblante, de sorte que ses parties, qui auparavant n'avaient que très-peu d'adhérence entre elles, en acquièrent jusqu'à un degré plus ou moins considérable, et perdent ainsi leur mobilité respective. La plupart des fluides animaux et végétaux sont susceptibles de se coaguler, phénomène durant lequel ils laissent dégager du calorique. L'albumine est un des corps connus qui présentent la coagulation la mieux caractérisée; elle offre ceci de remarquable, qu'en devenant solide, elle ne change pas de volume, et qu'après cette coagulation, elle est devenue insoluble dans l'eau. Il y a trois espèces de coagulations : 1° la coagulation spontanée: telle est celle du lait, du sang, de certains sucs végétaux, par exemple, celui de la 'bourrache, du cochléaria, etc.; 2° celle de l'albumine par un degré de chaleur de 7o° cent.; 3" la coagulation des matières huileuses par le mélange des acides, celle du lait par les acides, par les alcalis et par les esprits fermentés; celle des matières mucilagineuses ou farineuses délayées par les alcalis, etc.

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COEUR. • • • Organe creux, de nature nusculaire, renfermé dans la poitrine, divisé en plusieurs cavités où aboutissent les artères et d'où partent les veines, et considéré comme le centre de la circulation. Le cœur est le vrai moteur du sang, et l'un des rouages les plus indispensables à la vie ; dans les organisations déjà compliquées, le cœur n'existe pas chez tous les animaux. Il se trouve placé , quand il existe, entre les vaisseaux veineux et artériels dont il forme la démarcation la plus précise.Il suppose toujours , non-seulement l'existence du sang et la présence d'un tube digestif où ce fluide a sa source, mais encore un organe spécial, des poumons ou des branchies, chargé de redonner au sang les qualités qu'il a perdues en parcourant la longue série des organes.

Chez l'homme, le cœur est situé dans le côté gauche de la poitrine; il est composé de quatre cavités, dont deux supérieures, dites ventricules, et deux inférieures, appelées oreillettes. Des deux ventricules l'un est situé à droite, et l'autre à gauche. Du premier part l'artère pulmonaire, laquelle, comme on sait, va se distribuer dans les

CoHÉsIoN.

poumons par une foule de ramifications d'une ténuité telle qu'elles échappent à l'œil même armé du microscope. Du second, c'est-à-dire du gauche, part l'artère aorte, laquelle va se distribuer dans tous les points de l'économie. Les oreillettes sont également distinguées en droite et en gauche; dans la première est déchargé le sang revenu de tous les points du corps par les veines correspondantes aux divisions de l'aorte, c'est-à-dire, les caves supérieure et inférieure; dans la seconde est déposé le sang revenu des poumons par les quatre veines pulmonaires. L'aorte a pour usage d'aller porter à tous les organes du corps le sang nécessaire à l'exercice des fonctions. Quand ces organes se sont emparés des matériaux nécessaires à leur nourriture et à la confection de certains fluides, le sang s'est appauvri et a perdu les qualités excitantes et nutritives indispensables à l'entretien de la vie. Alors les veines correspondantes à ce grand tronc le pompent partout où il a été déposé, pour le ramener vers son point de départ, d'où il est ensuite chassé vers les poumons, dans lesquels, par le contact de l'air, il doit recouvrer les propriétés excitantes qu'il a perdues. Les veines caves supérieure et inférieure sont le rendez-vous commun de toutes les veines qui charient le sang appauvri; elles le versent dans l'oreillette droite. Cette oreillette, entrant alors en action, le fait passer dans le ventricule droit. Celuici, se contractant à son tour, le lance dans les poumons par I'artère pulmonaire. Le sang et le chyle qui s'y est mêlé ayant été transformés en un sang rouge, rutilant et chaud, sont pompés par les radicules des veines pulmonaires, lesquelles viennent les décharger dans l'oreillette gauche. Cette oreillette, mise en action par les propriétés stimulantes de ce sang, le précipite dans le ventricule gauche, lequel le chasse à son tour dans toutes les parties du corps,

- ainsi que nous venons de le dire tout-à-l'heure.

On voit que le corps contient deux espèces de sang, dont l'un, rouge, écumeux et excitant, parcourt les artères; l'autre, noir, lourd et stupésiant, circule dans les veines. Le sang est le principe de la vie et de toute force; sans lui la vie cesserait à l'instant même. C'est de ce fluide que proviennent toutes les autres humeurs qui abreuvent le corps, c'est dans lui que les organes puisent les matériaux nécessaires à leur accroissement et à la réparation des pertes qu'entraîne continuellement l'exercice de la vie. Voy. CIRcULATIoN.

CoHÉsIoN. cHIMIE, PHYsIQUE. Puissance générale de l'attraction ; force par laquelle les par

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icules primitives qui constituent tous les corps sont attachées les unes aux autres pour former les parties sensibles de ces corps, et par laquelle aussi les parties sensibles sont unies et composent le corps entier. C'est en vertu de cette force que deux plaques de marbre ou deux glaces bien dressées et bien polies, qu'on fait glisser l'une sur l'autre, paraissent s'attacher ensemble d'une telle sorte, qu'elles sembleraient ne plus former qu'un même corps. La cohésion est d'autant plus grande que le poli est plus parfait , parce que, dans cette circonstance, ilya un nombre plus considérable de molécules qui se trouvent assez rapprochées pour s'attirer. On a remarqué que les corps polis, mis en contact, opposent une résistance plus grande après qu'ils sont restés quelque temps appliqués l'un sur l'autre. Lorsque, après un certain temps, il devient impossible de détacher les deux corps, on peut les séparer sans aucune difficulté en les présentant au feu. La chaleur a, comme on sait, une grande influence sur la cohésion ; elle en diminue les effets. De la cohésion dépend un autre phénomène, la cristallisation, opération dans laquelle les molécules d'un corps liquide ou gazeux se réunissent de manière à domner naissance à un solide régulier, que l'on appelle cristal. Voy. CRIsTALLIsATIoN.

CoIN. MÉcANIQUE. Machine simple qui a la forme d'un prisme triangulaire très-allongé.

Le coin est une puissance composée de plans inclinés. Son avantage réside dans la proportion de sa longueur avec son épaisseur, proportion qui établit une juste compensation dans tous les cas.Ainsi, plus le coin est aigu, plus il pénètre facilement, mais moins il sépare; plus il est obtus, plus il sépare, mais moins il pénètre.

CoLÈRE. PHILosornrE, MoRALE. Agitation violente, cruelle et désordonnée de l'âme et des sens ; accès momentané de fureur; aversion subite et violente, enflammée d'un désir aveugle de vengeance.

Une suite de contrariétés directes et essentielles, des outrages marqués et le désir de s'en venger, portent les hommes à la colère.Livrés à ses fureurs, la raison les abandonne, leurs discours sont affreux, leurs projets terribles, les mouvements de leurs corps sont des convulsions ou en approchent. C'est une passion qui nous met hors de nous, et qui, cherchant le moyen de repousser le mal qui nous menace, ou qui nous a déjà atteint, nous aveugle et nous inspire tout ce qui peut contenter le désir de notre vengeance. Un philosophe la définit une courte rage.

La colère vient d'une faiblesse d'esprit. Elle se

prévient contre l'innocence et la vertu. Si on s'excuse, elle s'enflamme de nouveau; si on paraît tranquille, elle se dépite davantage,,surtout chez les femmes qui redoublent leur colère jusqu'à la rage, quand elles s'aperçoivent qu'on dédaigne de nourrir leur courroux. La colère désire si violemment le mal d'autrui, qu'elle ne songe pas à éviter le sien. Ce qui nous montre enfin ses excès, c'est que sa fin est le commencement du repentir. Les caractères physiques les plus saillants de la colère sont : l'accélération du sang et de la respiration; une coloration très-vive de la face, avec des yeux étincelants, joints à l'expression menaçante de la voix et des gestes; ou bien pâleur du visage, tremblement involontaire, altération de la voix, etc. La colère a de très-mauvais effets ; elle trouble la raison, elle fait sortir l'âme de son assiette naturelle; elle lui cause des transports, des convulsions et une espèce de fureur; elle la pousse à toute sorte d'excès; elle ruine souvent les familles et les états. C'est un des principaux obstacles à la tranquillité de la vie et à la santé du corps ; elle offusque le jugement et aveugle la raison; elle fait perdre quelquefois, dans un moment, les amis qu'on a employé des années entieres à acquérir ; elle découvre bien souvent les pensées secrètes du cœur, et plus qu'on n'eût voulu.

COLLINES. GÉoGRAPHIE, PHYsIQUE. Hauteur à pente douce. Les collines diffèrent principalement des montagnes par leur moindre élévation. Leurs chaînes ou groupes sont en outre moins bien caractérisés, et leur direction est plus difficile à établir. Ce sont les dernières ondulations par lesquelles un pays montueux se perd dans les plaines.

COLONIES. ÉcoNoMIE PoLITIQUE. Les colonies sont des établissements de culture et de commerce dans des parties plus ou moins éloignées de l'Europe. Ils dépendent absolument de leur métropole, et sont ordinairement soumis à des lois de monopole et de prohibition.

Les premières colonies modernes avaient pour but l'exploitation des mines, l'accaparement d'un commerce très-riche, et la culture des productions précieuses, étrangères à l'Europe et devenues nécessaires à son luxe. Plus tard, quelques-unes d'entre elles devinrent un asile, où les victimes des dissensions religieuses et politiques, de la persécution du fanatisme, de l'oppression du pouvoir, et de la misère, portèrent leur industrie et l'amour de l'indépendance. C'est principalement à l'effervescence des passions et des sottises de l'ancien monde que sont dues la découverte, la plantation, la population, les richesses et la civilisation du nouveau monde, dont les destinées ont déjà exercé une si grande influence sur celles de l'ancien, et paraissent devoir le fixer dans une carrière sociale, toute différente de celle qu'il avait suivie auparavant. La nécessité de se débarrasser de l'écume de la société donna naissance au système de déportation, d'abord infructueux, mais auquel on a dû des établissements florissants, lorsqu'on a enfin jeté les yeux sur des climats tempérés et sains, tels que certains états d'Amérique et les rivages de l'Australie, où la civilisation et les richesses semblent avoir été improvisées. On a donné aussi le nom de colonies à des réunions d'hommes dans des parties jusqu'alors négligées de leur propre pays, où le gouvernement leur a procuré des ressources contre la misère, comme dans les Pays-Bas et le Holstein. Dans d'autres contrées on a donné ce nom au territoire assigné à une population toute militaire, comme dans certains gouvernements de l'empire russe, et dans la longue lisière qui, sous la dénomination de confins militaires, longe la frontière de l'Autriche du côté de la Turquie. Enfin certains états, en invitant des étrangers à s'établir sur des parties incultes de leur territoire, ont donné naissance à un autre genre de colonies, comme les colonies allemandes de la Sierra Morena, en Espagne; du gouvernement de Saratow, dans l'empire russe ; des Suisses, dans la province de Rio de Janeiro au Brésil , etc, etc. Dans tous les temps et dans tous les pays, les colonies, soit qu'elles aient été imposées par la nécessité d'une population surabondante, soit qu'elles aient été conseillées par la philanthropie, imaginées par les artifices d'un conquérant, ou suscitées par les passions les plus aveugles, les plus violentes et les plus sordides, ont toujours été utiles et profitables, et ont surpassé toutes les espérances qu'on en avait conçues. Ce qui mérite surtout l'attention particulière de tous les amis de l'humanité, c'est que les colonies ont toujours été le plus puissant mobile de la civilisation générale.

COLURES. AsTRoNoMIE. Nom donné à deux grands cercles de la sphère, qui font ensemble une intersection à angle droit aux pôles du monde, et qui divisent l'écliptique en quatre parties égales, pour marquer les quatre saisons; le colure qui passe par le Bélier et la Balance est nommé colure des équinoxes ; l'autre, qui passe par le Cancer et le Capricorne, se nomme colure des solstices.

COMBINAISON. CHIMIE. On donne le nom de combinaison au phénomène dans lequel deux ou

plusieurs corps s'unissent pour en former un nouveau, qui a des propriétés différentes.

COMBUSTION. cHIMIE. Dégagement simultané de chaleur plus ou moins énergique.

L'air est composé d'un mélange de deux gaz, I'avote et l'oxigène; le dernier, qui en forme le o,2 1 , a une tendance plus ou moins grande à se combiner avec tous les corps qui n'en sont pas saturés, et cette combinaison porte le nom de combustion. La combustion, comme celle du'fer exposé à l'air, a quelquefois lieu sans dégagement de chaleur; quelquefois, comme celle du phosphore, elle a lieu à la température ordinaire, avec émission de lumiere sans chaleur; mais le plus souvent la combustion est accompagnée d'un développement considérable de chaleur et de lumière ; telle est celle du bois, de la houille dans nos foyers, de l'hydrogène carboné dans les appareils destinés à l'éclairage. D'après ce qui précède, le résultat de la combustion doit être plus pesant que le corps combustible de toute la quantité d'oxigène absorbé. Cependant le mot de combustion entraine avec lui, du moins dans l'acception vulgaire, l'idée de destruction du corps combustible; car la plupart des combustibles que nous employons pour l'éclairage et le chauffage disparaissent entièrement ou ne laissent que de fai bles résidus. Mais cette anomalie apparente est facile à expliquer : les produits de la combustion peuvent être solides ou gazeux ; dans le premier cas, le résidu de la combustion en est tout le produit, et on reconnaît qu'en effet il y a augmentation de poids; c'est ce qu'on peut facilement vérifier en faisant brûler du plomb dans un vase exposé au feu. Mais si les produits de la combustion sont gazeux, ils se dégageront à mesure qu'ils se produiront, et le résidu de la combustion ne sera formé que des substances solides incombustibles, qui existaient dans la matière qui a été brûlée; c'est ainsi qu'en brûlant du charbon, il ne reste qu'une matière grise connue sous le nom de cendres, formée de substances incombustibles que cette ma'ière renfermait, parce que le produit de la combustion du charbon est une matière gazeuse. C'est à l'illustre Lavoisier que nous devons la connaissance de la combinaison qui s'effectue dans la combustion.

Lorsqu'un corps soumis à la combustion devient rouge de feu, sans cependant s'enflammer, on dit qu'il est en ignition. Si ce corps répand en brûlant une vive lumière sous forme de flamme, on appelle le phénomène inflammation; si l'inflammation a lieu brusquement et avec bruit, on dit qu'il y a détonation.

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