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est le plus généralement usitée, et dont on se sert pour la partie courante d'un livre; on l'appelle ainsi parce que ce fut un imprimeur de Rome, d'autres disent de Venise, qui, en 1468, substitua les formes de ce caractère à celles du gothique. On désigne, sous le nom d'italique, un caractère penché comme l'écriture, fondu sur le caractère romain auquel il correspond. Les caractères calligraphiques sont sur des corps penchés, et se composent par combinaison, ou portion de lettres, qu'il faut réunir avec intelligence. Les rondes, qui se composent aussi par combinaison, et les gothiques, sont sur corps droits. La plupart des caractères

orientaux se composent également par combinai

S0Il, Il y a, dans chaque caractère, trois espèces de lettres : celles du bas de casse, les grandes capitales et les petites capitales. Les lettres de bas de casse sont les lettres ordinaires, celles qui servent au texte d'un ouvrage quelconque, et celles par conséquent dont l'usage est le plus fréquent.Les grandes capitales, ou majuscules, excèdent de près de moitié le corps de la lettre; elles suivent son alignement par le bas, et par le haut celui du prolongement supérieur. Les petites capitales, ou minuscules, ont la forme des grandes capitales et presque la grosseur des lettres du bas de casse.— Il existe en outre, dans chaque caractère, des lettres dites supérieures, parce qu'étant beaucoup plus petites d'œil que celles de leurs corps, elles ne s'alignent avec elles que par le haut; les plus usitées sont :°, °, ", '. — Les lettres de deux points, aussi appelées initiales, ont la forme des grandes capitales, et deux fois la force du corps des caractères ordinaires dont elles portent le nom. On en place une au commencement des volume, tome, chapitre, etc., et pour la composition des lignes de titres. Les espaces sont de petites lames de même force de corps que les caractères, de deux lignes moins hautes que la lettre, et de plusieurs degrés d'épaisseur; elles servent, ainsi que leur nom l'indique, à séparer les mots et à justifier les lignes. On a des espaces de toutes les proportions, depuis la progression d'un demi-point jusqu'au demi-cadratin. — Les cadrats sont aussi des espaces, mais plus larges; ils servent à achever les lignes où la lettre ne remplit pas la justification. Le cadratin est un cadrat dont l'épaisseur est égale à la force de corps. Le demi-cadratin a pour épaisseur la moitié de sa force de corps. Les chiffres sont les signes représentatifs des nombres. Il y en a de deux sortes : arabes et romains. Les chiffres arabes sont sur demi-cadratin ;

ils demandent la plus grande justesse, parce que, servant aux opérations de l'arithmétique, il est très-important que les valeurs tombent en ligne et les unes au-dessous des autres. Les plus agréables à l'œil sont ceux imités de l'anglais, qui ont entre eux une même hanteur d'œil. — Les chiffres romains sont des lettres prises dans l'alphabet : on s'en sert communément pour numéroter les pages, lorsqu'il y a deux paginations différentes dans un volume; pour les numéros des chapitres, paragraphes, etc. On appelle ponctuation chacun des signes servant à marquer cette opération grammaticale. Ils sont au nombre de six : la virgule (,), le point-virgule ( ;), les deux points ou le coma ( :), le point (. ), le point d'interrogation ( ? ), le point d'exclamation ou d'admiration ( ! ). — Le signe de l'élision est l'apostrophe, qui se marque ainsi (') ; celui de la division est le trait d'union (—). Chaque caractère doit être muni de lettres accentuées que l'on emploie dans les principaux idiomes européens. Tels sont pour les caractères :

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a 2500 p I250 P 150 r 150 |
à 300 | q soo | Q 1oo | e iso
à 75 | r 3000 | R 200 v 140
à 25 | s 4000 | S 200 x 10H}
a 25 t 3000 T 200 r 1(i(}
3e 100 u 2500 U 200 X I00
b 500 | ù I00 | V 150 co 50
c I300 | û 75 | W 25 o 50
ç I50 | ü 50 | X I25 r 50
d 1600 | u 25 | Y 75 - 30
e 6000 | v 750 | Z 75 t 30
é I000 w I00 A 150 I 150
è 300 | x 300 | x I5 2 I25
ê 200 y 300 Io 100 3 I(X,
ë 50 I. 250 C 125 4 I(k9
f 1000 | A 200 | ç 25 | 5 I(x)
fi 350 | ME 25 | D I50 | 6 l(R)
fl I50 | B 125 | E 200 | 7 I00
g 500 | C J50 | É 50 | 8 l00
h 500 | Ç 25 | à 25 9 I00
i 3000 | D 200 | # 25 | 0 300
à 50 | E 3oo | » 75 | . Iooo
î 75 | É I00 | a 75 , 1000
i 75 | Ê 25 | M 75 - 200
i 25 | È 40 | 1 I50 : 300
j 300 | F 100 | 1 100 - 6IX}
k I00 | G I00 | K 25 " 600
l 2250 | H 100 | L I50 | ! I50
m I300 | I 250 | M I00 | ? 150
n 2750 | J l50 | N I50 | « 200
o 2500 | K " 40 | o 200 | * 50
à 50 L 100 | oE 25 ( 200
d 75 | M 150 | r 125 | $ 50
é 25 | N 200 | q 75 [ 25
ö 25 | O 200 | R I50 | + 25
oe 100 | OE 25 | s 150

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CHIFFREs RoMAINs. I . ... ......... 1 CCC - - - - 300 II . .. .. ....... - 2 CD . .. .. - - 400 III ........ - - - - 3 D ......... 500 IV ........ - - - 4 DC ........ 6()0 V ........ - - - - - 5 DCC ....... 700 VI ............ 6 DCCC . - 800 VII ........... 7 CM ........ 900 VIII . ... .. .. .. 8 M ........ IX ........ .. .. 9 CIO ...... 1,000 X - ............ 10 IICIO ...... 2,000 XX .... ... , ... 20 IIICIO ... 3,000 XXX ........ 30 XCIo ....... XL .......... 40 I00 . . L .... ... ... ... 50 #o 10,000 LX ..... - - - - - - : oo IMi ........ LXX .......... 70 , , , , ' ' ' ixxx ... so #o | 1ooooo XC . § CM ....... .. ! C ..... - - - - - 1oo CCM ...... , 200.000 cc § CCCCIoooo. 1,000,000

INTERLIGNEs. Les interlignes sont des lames de fonte qu'on met entre les lignes pour les séparer et les maintenir. Elles sont de différentes épaisseurs ; on en fond depuis un point jusqu'à six et au-dessus. Leur longueur varie selon la justification ou longueur des lignes. CoMPosITIoN. La composition est une des principales parties de la typographie. Elle embrasse la série toute entière des opérations qui précèdent le tirage, qui sont : la composition proprement dite, la mise en pages, l'imposition, la correction et la distribution. La composition proprement dite consiste à rassembler les lettres une à une pour en former successivement, et suivant un modèle donné, des mots, des lignes, des pages, etc. Le but de la mise en pages est de rassembler les différents paquets ou pages de composition, pour en former des feuilles. L'imposition consiste à disposer toutes les pages d'une feuille, de telle sorte que, la feuille de papier étant ployée, ces pages se trouvent en ordre. Cette combinaison differe suivant le format : l'in8° et l'in-12 en sont la base ; toutes les autres n'en sont que des diminutions ou des extensions. On nomme épreuve le premier tirage que subit une feuille après son imposition. L'opération qui succède à l'imposition et au tirage en épreuve est la lecture de la feuille, après laquelle vient la correction. A la présentation de cette première épreuve, le compositeur ds it, toute affaire cessante, se mettre en devoir de la corriger. Sont à sa charge toutes les fautes provenant de son fait, telles que les fautes typographiques, celles d'orthographe, de ponctuation, de non con

formité avec la copie, ou de convention d'uniformité; les lettres gâtées, quand elles ne sont pas en très-grand nombre. Les corrections doivent être placées sur la marge, soit extérieure, soit interieure, mais dans le sens des lignes, et les premières toujours plus rapprochées de l'impression. Elles sont généralement indiquées au moyen d'uu trait vertical passé sur l'endroit à corriger, et repété en marge avec la correction à faire. Lorsqu'elles sont en grand nombre sur la même marge, on modifie les signes de renvoi, pour les rendre plus distincts. Quant aux auteurs, ils emploient les indications qui leur conviennent; toutes sont bonnes pourvu qu'elles soient claires, c'est-à-dire apparentes et intelligibles. Cependant, comme il existe des signes de convention adoptés dans l'imprimerie pour les corrections les plus usuelles, nous les avons réunis dans le tableau ci-contre, pour qu'ils devinssent encore d'un usage plus général et plus invariable. De toutes les parties de l'art typographique h lecture des épreuves est sans contredit celle qui exige les soins les plus attentifs : aussi est-ce la correction qui en résulte qui constitue au plus haut point le mérite d'un livre. Ses autres qualites, celles qui ont rapport à la nature de sa composition et de son tirage, soumises à la diversité des goûts, peuvent faire naitre des sensations différentes ; mais la valeur qu'il tire de la pureté de son texte ne saurait lui être contestée, puisqu'elle repose sur des principes universellement reconnus. Peu de personnes savent apprécier combien il en coûte de peines et de soins pour donner au public un ouvrage correct : il existe si peu de livres sans fautes, que l'on peut les compter; et pour pouvoir annoncer au frontispice la plus exacte correction, pour pouvoir y placer, comme M. Pierre Didot l'a fait à son Virgile, sine mendd (sans faute ), il a fallu sacrifier un grand nombre de feuilles impr,mées. Lorsqu'une feuille est imprimée, on en tire une premiere épreuve, dite première trpographique, que le prote fait remettre, sans la couper, aa correcteur. Après cette première correction, ot fait une nouvelle épreuve, qui est réputée pre mière d'auteur, et que le prote envoie aux auteurs ou éditeurs. Ces messieurs , en recevant cette épreuve, doivent rendre la précédente par le mème porteur. Pour éviter toute confusion, un auteur ne doit jamais avoir plus de deux épreuves chez lui, car il doit savoir qu'une fois son manuscrit rems entre les mains de l'imprimeur, c'est un engagement pris de sa part, qui le lie aux travaux de l'imprimerie; s'il reçoit les épreuves régulièrement, il doit les renvoyer de même; la moindre négligence de sa part, à ce sujet, entraverait l'ordre des travaux. Dès que les épreuves rentrent, le prote les distribue à leurs metteurs en pages respectifs, pour qu'ils les corrigent, et il les expédie de nouveau en secondes ou troisièmes d'auteur, tant que cela est nécessaire. Lorsque l'auteur désire avoir une nouvelle épreuve, il doit toujours le marquer sur la dernière qu'il renvoie; autrement, comme il arrive quelquefois que ces messieurs oublient de mettre leur &on-à-tirer sur celle qui est censée le devoir porter, le prote est autorisé, à moins de conventions particulières, à considérercomme bonne à tirer toute épreuve vue par l'auteur, quoique non revêtue de son bonà-tirer, si elle ne porte pas la demande d'une nouvelle épreuve. Lorsqu'enfin la feuille est bonne à tirer, il la remet de suite au correcteur qui, après l'avoir relue attentivement, la rend au metteur en pages, qui la corrige, et, à son tour , la remet avec les formes aux imprimeurs. Il existe encore une autre espèce d'épreuve postérieure à celles ci-dessus mentionnées, que l'on désigne sous le nom de tierce. La tierce est le premier exemplaire tiré au moment de l'impression et dès que la forme est sous presse. Elle sert à vérifier les dernières corrections faites au bon àtirer, et à s'assurer s'il ne s'est pas commis de nouvelles fautes, et s'il n'est pas tombé quelques lettres pendant le transport de la forme. La distribution consiste dans la décomposition des formes après le tirage, afin que les diverses sortes de lettres qu'on retire, ayant été replacées chacune où on les avait prises, puissent servir à la formation de compositions nouvelles. Le prix de la composition se paie au mille de lettres que contient la feuille; il differe suivant la grosseur ou l'exiguité du caractère. Le mille s'évalue sur le nombre d'n du corps que contient la justification ou la longueur des lignes, multiplié par le nombre de lignes que contient la page, et ce dernier produit par le nombre de pages que contient la feuille. Si la dernière n n'entre pas, toute autre lettre plus mince, même l'apostrophe, en tient lieu; mais si cette derniere ne peut pas entrer, on ne la compte pas. Si la matière est interlignée, on compte une n de plus par ligne pour l'interligne. Si le nombre d'n passe 5oo au-dessus du premier mille, on le compte pour un second mille; au-dessous de ce nombre, on le néglige. FoRMAT. Le format d'un livre est le résultat du nombre de feuillets contenus dans chacune des feuilles dont il se compose. La feuille étant ployée

en autant de parties égales qu'il y a de pages dans la forme, quelle que soit la quantité de ces parties, chaque format tire son nom du nombre de feuillets ou de la moitié du nombre de pages qu'elle renferme. Les différents formats usités dans l'imprimerie sont le format atlantique, qui ne contient qu'une page dans un côté entier de la feuille. L'infolio est le format où la feuille est ployée en deux ; on l'emploie pour les impressions dans lesquelles on veut étaler un grand luxe typographique. L'inquarto est le format où la feuille est ployée en quatre feuillets ou huit pages. L'in-octavo est le format où la feuille ployée en huit renferme huit feuillets ou seize pages; c'est de tous les formats le plus susceptible de joindre l'élégance et la beauté à toutes les facilités que puisse offrir un livre. L'in-douze est le format où la feuille contient douze feuillets ou vingt-quatre pages; il est généralement adopté pour les livres classiques, pour les romans et autres ouvrages usuels. L'in-seize contient trentedeux pages à la feuille ; l'in-dix-huit en contient trente-six. L'in-vingt-quatre forme deux in-douze; l'in-trente-deux forme quatre in-octavo, ou soixantequatre pages à la feuille; l'in-trente-six deux in-dixhuit, etc. SIGNATURE. La signature est une marque particulière que l'on place au bas de chaque feuille d'un volume, et qui sert tant pour les assembler et les classer dans leur ordre, que pour les ployer conformément à l'imposition adoptée pour leur format. Ce signe est représenté, soit par une lettre, soit par un nombre, mais toutefois suivant une marche uniforme, et une série alphabétique ou numérique, correspondant à celle des folios. JUsTIFIcATIoN. On appelle justification la longueur adoptée invariablement pour toutes les lignes d'un livre; elle doit être prise sur une longueur d'interligne. Les interlignes sont justifiées sur un certain nombre de points, qui leur permet de se combiner et de se prolonger à volonté jusqu'à l'infini. La justification est généralement déterminée par le format ; en effet, il est conforme aux règles de l'art que la forme de la page et la distribution des marges soient proportionnées à la dimension du papier ployé. Toutefois, il y a des cas auxquels ce principe n'est pas applicable. La justification des ouvrages en vers demande a être prise beaucoup plus large que celle des ouvrages en prose, afin que les longs vers entrent dans la ligne et qu'on ne soit pas obligé de la doubler. PAPIER. La connaissance des papiers est un des éléments de l'instruction typographique. Les principales qualités d'un papier sont celles qui consti

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