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bleu ou le sulfate de cuivre. Le cuivre communique à l'ammoniaque une teinte d'azur très-sensible ; il donne au verre une couleur verte. TELLURE. Métal solide , d'un blanc bleuâtre, très-brillant, lamelleux, fragile, assez fusible et volatil, découvert, en 1782, par Muller de Reichenstein, dans le minerai d'or de Transylvanie, nommé vulgairement or blanc. Le tellure n'existe à l'état natif que dans le minerai où il a été découvert pour la première fois; encore ne l'a-t-on jamais trouvé parfaitement pur, et il est toujours mélangé de quelques parties de fer et d'or. On connaît aujourd'hui quatre espèces de tellure: le tellure natif auro-ferrifère ; le tellure feuilleté ou plombifère; le tellure graphique, et le tellure bismuthique. NicKEI. Métal d'un blanc argentin, très-malléable, très-ductile, magnétique et difficile à fondre. Ce métal est très-peu répandu dans la nature. Combiné avec l'arsenic et mêlé d'un peu de fer, de cuivre et de cobalt, il forme un minéral particulier, le nickel arsenical. Quelquefois on le rencontre à l'état, soit d'oxide, soit d'arseniate nichélique. On en trouve quelques parcelles dans les pierres météoriques. Son oxide est vert; on ne l'a point encore obtenu cristallisé. PLoMB. Métal solide, d'un blanc bleuâtre, plus malléable que ductile, assez mou pour être rayé par l'ongle, très-fusible et oxidable quand on l'échauffe à l'air. On le rencontre ordinairement en combinaison avec le sonfre, constituant la galène ; quelquefois on le trouve aussi à l'état d'oxide, et assez souvent combiné avec les acides, comme base de sels. Sa pesanteur spécifique est de 11,445. Le proto-sulfure de plomb, ou la galène cristallisée, est en cubes, en octaèdres et leurs dérivés. De l'oxide de plomb on retire la litharge, le massicot pour peindre en jaune, et le minium qui est rouge. Le plomb, bouilli avec du vinaigre, donne le blanc de plomb ou céruse. On étend ce métal en lames afin d'en couvrir les édifices. On en fabrique des tuyaux, des réservoirs, etc. Un feu un peu vif vitrifie le plomb et le convertit en verre jaune, qui prend le poli, et avec lequel on contrefait l'ambre. Le plomb ne s'allie point avec le fer, mais il s'allie tres-bien avec les autres métaux; il s'amalgame surtout parfaitement bien avec le mercure. Il a la faculté de vitrifier quelques métaux ; et comme il ne peut rien sur le platine, ni sur l'or, ni sur l'argent, on se sert de lui pour vitrifier les autres et en débarrasser ces trois métaux dans la fonte ; c'est ce qu'on appelle coupeller. Le plomb, combiné

avec diverses substances, en prend le nom ; ainsi on dit : sulfate, phosphate, chromate, carbonate de plomb, etc. 5° Section. MERCURE. Métal liquide à la température ordinaire de l'air, d'un blanc légèrement bleuâtre. On le rencontre à l'état natif en globules plus ou moins volumineux, disséminé dans de l'argile endurcie ou du spath calcaire, mais plus souvent en combinaison avec le soufre, et formant le cinabre, quelquefois aussi à l'état de chlorure. Le mercure est solidifié par un froid de 4o degrés cent.; dans cet état il est malléable, mou, et donne un son sourd semblable à celui du plomb. En se congelant, il cristallise en octaèdres réguliers. La pesanteur du mercure liquide est, d'après Cavendish et Brisson, de 13,568. Le calorique le dilate uniformément à toutes les températures, jusque près du point de l'ébullition, qui correspond à + 356° 1/4. Sa grande mobilité et sa couleur lui ont valu le nom de vif-argent. On se sert beaucoup de ce métal dans les arts en l'amalgamant avec l'or, l'argent, l'étain, pour dorer, argenter, étamer les métaux et le verre; en l'unissant à certains acides pour teindre des étoffes, feutrer le poil des chapeaux. On l'enferme dans des tubes de verre pour en faire des baromètres et des thermomètres, c'est-à-dire pour apprécier et reconmaître, par les changements que ce métal éprouve comme fluide liquide, la pesanteur et la chaleur de l'air, etc. Il est fréquemment employé en médecine et en peinture, et principaleinent sous les divers états d'oxides et de sels. Le sublimé corrosif est du muriate de mercure sur-oxigéné. OsMIUM. Métal d'un gris-bleu foncé, assez brillant, attaquable aux acides et infusible au feu de forge, découvert, en 18o3 , par Smithson. On le trouve allié au platine brut.

Section.

ARGENT. Métal solide, d'un blanc éclatant, tresmalléable, très-ductile, peu dur, fusible un peu au-dessus de la chaleur rouge cerise, et volatilisable.

L'argent se trouve à l'état métallique, tantôt assez pur et cristallisé, ou sous forme de végétations, tantôt combiné avec l'or, l'antimoine, l'arsenic ou le mercure, mais le plus souvent, il est à l'état de sulfure.

L'argent natif n'est pas tout-à fait blanc, il est d'un blanc-noirâtre, ce qui tient à l'altération des surfaces. Il cristallise artificiellement et naturellement en cubes ou en octaèdres réguliers pour forme primitive, mais cette forme est rare; quelquefois il a des formes imitatives qui ne se confondent pas avec celles de l'or. Ces formes représentent trèssouvent de gros filaments contournés, quelquefois du volume du petit doigt; jamais il n'est en paillettes, tandis que l'or, qui est souvent en paillettes, n'est jamais en filaments. Il est implanté dans les cavités des roches; son éclat est vif quand la surface est enlevée, mais il le perd facilement ; il est très-dense, et rend un son particulier qu'on cherche à faire rendre aux cloches, et qu'on désigne sous le nom de son argentin. L'argent se volatilise par l'action d'une très-forte chaleur, après être devenu fort brillant. On l'emploie à peu près comme l'or pour faire des ustensiles, des bijoux, des timbres qui rendent un son particulier. On l'unit presque toujours au cuivre, pour lui donner la roideur et la consistance nécessaires pour être utile dans les arts. On le tire en quantité du Mexique et du Pérou. PALLADIUM. Métal solide, d'un blanc d'argent, malléable, ductile, très-pesant et très-difficile à fondre, que l'on rencontre en très pe its grains dans les sables platinifères du Brésil. Il a été découvert, en 18o3, par Wollaston. RHoDIUM. Métal solide, d'un blanc-grisâtre, fragile, et le plus difficile de tous à mettre en fusion, qui n'a encore été trouvé que dans le minerai de platine. PLATINE. Métal solide, très-brillant, d'un gris d'acier, approchant du blanc d'argent, malléable, très-pesant, infusible, inattaquable par l'acide nitrique, mais soluble dans l'acide nitro-muriatique, d'où il est précipité à l'état d'oxide jaune par les sels de potasse et d'ammoniaque. Le platine l'emporte en pesanteur spécifique sur tous les autres métaux connus. Suivaut Borda, le platine purifié et écroui pèse 2o, 98. Il se laisse facilement laminer et tirer à la filière ; il reçoit un beau poli, et comme il est inaltérable à l'air, il conserve son éclat pendant très-long-temps. Toutes ces qualités rendent le platine extrêmement précieux pour des vases de chimie, des miroirs de télescopes, et en général pour tous les instruments auxquels ou veut donner un grand fini et une grande durée. On n'a trouvé jusqu'à présant le platine que dans les mines du Pérou, sous la forme de grains grisâtres, mélangés d'un sable noirâtre. Plusieurs métaux sont combinés avec lui, et il a fallu trente années de recherches pour apprendre à l'en débarrasser. C'est surtout par le moyen de l'arsenic qu'on y parvient. OR. Métal solide, jaune, très-brillant, très-malléable, très-pesant, qu'on ne rencontre dans la nature qu'en petite quantité.

L'or se présente toujours à l'état natif, tantôt assez pur, tantôt mêlé avec des sulfures et des arséniures métalliques. C'est dans l'Amérique méridionale, et dans les monts Ourals en Sibérie, qu'on l'obtient en plus grande quantité. On l'y rencontre ordinairemeut en grains plus ou moins volumineux, mèlé avec du gravier, du sable et de la terre, ou

entraîné avec le sable des rivieres. En 1826, on a .

trouvé dans l'Oural un morceau d'or natif qui pesait dix kilogrammes et demi. L'or cristallise naturellement ; sa forme primitive est l'octaèdre régulier; sa forme secondaire, le dodécaèdre; mais ces cristaux ne sont jamais nets, ils s'implantent souvent de manière à faire des dendrites dans les roches qui les renferment. Il se présente aussi avec des formes imitatives, comme des grains, des cylindres, des cheveux. Sa ductilité n'a presque pas de limite; un grain d'or peut être tiré en un fil long de 5oo pieds, et on réduit ce métal en feuilles qui n'ont pas plus de 1/2oo,ooo de pouce d'épaisseur. Sa pesanteur spécifique varie entre 19, 4 et 19, 65, suivant qu'il a été plus ou moins comprimé. La composition de l'or natif varie suivant les mines : celui des filons est en général moins pur que celui d'alluvion ; il est combiné avec de l'argent et forme cet alliage appelé electrum par les anciens à cause de sa couleur. Pour apprécier la pureté de l'or, on a supposé une masse quelconque, composée de 24 parties, et celle-ci subdivisée en 24 autres, auxquelles on donne le nom de karats. L'or d'alluvion est de 23 1/2, quelquefois même 24 ; l'or des anciens de mème; celui de Bambou est à 22 1/2. L'oxide d'or colore le verre en pourpre. L'or est devenu, ainsi que l'argent, le signe représentatif des richesses, sous la forme de monnaie. On en fait des bijoux. Il sert à recouvrir la surface des autres métaux, pour les préserver de l'action de l'oxigène. Tantôt on l'emploie en feuilles, qu'on applique sur leur surface; tantôt on se sert d'un amalgame avec le mercure qu'on étend sur la pièce qu'on veut dorer : on la présente ensuite à l'action d'un feu assez fort pour vaporiser le mercure. IRIDIUM. Métal d'un blanc d'argent, très-dur, difficile à fondre, découvert par Tenant, en 18o3. Il se trouve à l'état natif, en grains, en paillettes et allié au platine.

MÉTAUx PRÉCIEUx. Voyez MoNNAIE.

MÉTAYERs. ÉcoNoMIE RURALE. Petits fermiers qui, en sus du logement qu'ils occupent eux et leur famille dans une habitation, prennent moitié dans le revenu des terres qu'ils exploitent et des bestiaux qui y sont attachés.

Lorsqu'un bien rural est de trop faible importance pour qu'on y place un capital considérable en bâtiments, en instruments aratoires et en bestiaux, et lorsque, cependant, le propriétaire ne peut le faire valoir par lui-même, ni le donner à ferme, il y place, dans certaines provinces, une sorte de manœuvre, une espèce de domestique avec sa famille, pour travailler la terre, garder et élever les bestiaux. Le produit est partagé par le métayer et le propriétaire. Chaque moitié représente donc la rente du capital, pour l'un, après qu'il en aura déduit l'impôt; et pour l'autre, le salaire. Ce mode d'exploitation, outre les inconvénients généraux tirés de l'absence des bons moyens de culture, est ordinairement ruineux pour l'ouvrier, qui ne tire jamais de son travail un revenu suffisant pour le faire subsister et pourvoir aux besoins du vieil âge ; aussi cette classe de cultivateurs est-elle excessivement malheureuse et ignorante. Quelles avances, quelles améliorations voudra tenter un propriétaire, sachant que le bénéfice en sera partagé ?Il est pour lui mille placements plus avantageux; le métayer s'endette, devient insolvable, est chassé ; d'autres se présentent parce qu'il se trouve toujours des malheureux qui ne savent que devenir, et qui s'appuient sur de grossières illusions. Les métairies diminuent en France de jour en jour, parce qu'elles offrent un placement trop improductif; elles se fondent dans les propriétés plus importantes qui les avoisinent. MÉTEMPsYCosE. PHILosoPHIE. Système religieux, qui suppose que l'âme ne se sépare de la matière que pour la vivifier encore sous une forme différente, c'est-à-dire que l'âme de tout animal qui meurt passe dans le corps d'un autre. Les Orientaux et la plupart des Grecs croyaient que les âmes séjournaient tour-à-tour dans les corps des différents animaux, passaient des plus nobles aux plus vils, des plus raisonnables aux plus stupides, suivant les vertus qu'elles avaient pratiquées, ou les vices dont elles s'étaient souillées pendant leur vie. D'autres ont fait passer aussi les âmes jusque dans les plantes; quelques-uns enfin ont borné ces transmigrations à des corps d'hommes. Le système de la transmigration des âmes est depuis des siècles un des points fondamentaux de la religion de l'Inde. C'est aussi un des points fondamentaux de la religion des Japonais, des Chinois, des siamois, des Kirghis, des Turcomans, des Mongols, des Kalmoucks, et d'une grande partie des diverses tribus des Nègres de l'Afrique. MÉTÉoRoLoGIE. PHYsIQUE. Sous le nom de météorologie, on a désigné d'abord la partie de la

physique consacrée aux phénomènes aériens qui paraissaient d'une manière irrégulière et dont quelquesuns causaient autrefois la terreur; mais on a depuis agrandi le sens de ce mot, et on a donné le nom de météorologie à la science qui traite des causes, de la formation, de la nature et de l'apparence des météores; à l'application de toutes les connaissances que la physique et l'histoire naturelle fournissent pour l'observation et l'explication des phénomènes qui prennent naissance dans l'atmosphère. Les apparences sous lesquelles se manifestent les météores, et les effets qu'ils produisent, ont fait naitre l'idée de les distribuer en quatre groupes : les météores lumineux, les météores ignés, les météores aqueux, et les météores aériens. MÉTÉoREs LUMINEUx. Les météores lumineux dépendent de la réflexion ou de la réfraction de la lumière à travers les molécules aqueuses suspendues dans l'air; ce sont le crépuscule, l'arc-en-ciel, les parélies, les parasélènes, le mirage, les halos ou couronnes que l'on aperçoit fréquemment autour du soleil et de la lune, etc., etc. Crépuscule. On désigne ainsi la lumière qui précède le lever du soleil et qui suit son coucher; elle provient de la réflexion des parties supérieures de l'atmosphère. La lumière qui paraît avant le lever du soleil, est le crépuscule du matin, communément appelée aurore; celle qui parait après le coucher du soleil est le crépuscule du soir. On a remarqué que l'aurore commence à s'apercevoir le matin, du côtéde l'orient, lorsque le soleil est encore à environ 18 degrés au-dessous de l'horizon; et que le crépuscule du soir ne disparaît totalement vers le couchant que lorsque le soleil est descendu aussi d'environ 18 degrés au-dessous de l'horizon. Ainsi l'arc de 18 degrés marque l'abaissement du cercle crépusculaire. Il faut remarquer cependant que lorsqu'on dit que le soleil est à 18 degrés au-dessous de l'horizon, on entend 18 degrés pris sur un cercle vertical, c'est-à-dire sur un grand cercle que l'on imagine passer par le zénith, et couper perpendiculairement l'horizon. Il suit de là que la durée des crépuscules ne doit pas être égale pour tous les lieux de la terre, ni même pour le même milieu dans les différentes saisons, puisque dans certains lieux et dans certains temps, le soleil monte et descend perpendiculairement à l'horizon, tandis que dans d'autres son ascension et sa descente sont obliques, et d'autant plus obliques que sa déclinaison est plus grande; auquel cas il lui faut plus de temps pour monter ou descendre de 18 degrés pris sur un cercle vertical. Or, comme le soleil parcourt par heure 15 degrés de l'équateur, on doit conclure que la durée des crépuscules est de une heure douze minutes pour les endroits de la terre où le soleil monte et descend perpendiculairement à l'horizon, comme cela arrive au temps des équinoxes pour ceux qui habitent sous l'équateur; cette durée augmente à mesure que le soleil s'éloigne de plus en plus de l'équateur, ou prend plus de déclinaison. On doit conclure aussi que, pour ceux qui habitent entre l'équateur et un des pôles, la durée des crépuscules en été est d'autant plus grande que le pôle est plus élevé au-dessus de leur horizon, ou, ce qui est la même chose, que celui qu'ils habitent a plus de latitude : de sorte que, si la latitude de ce lieu est telle que le soleil à minuit soit descendu au moins de 18 degrés au-dessous de l'horizon, comme cela est dans le climat de Paris à la fin de juin, le crépuscule du soir n'est pas fini lorsque celui du matin commence; et il n'y a point de nuit close pendant ce temps-là. Il suit encore de là que, pour ceux qui habitent précisément sous l'un des pôles, le crépuscule doit se faire apercevoir près de deux mois avant que le soleil paraisse sur leur horizon, et qu'il doit durer encore autant de temps après que le soleil s'est couché pour eux. Voyez AURoRE, CRÉPUscULE. Arc-en-ciel. L'arc-en-ciel est une couronne présentant toutes les couleurs du spectre solaire, qui apparaît quand les rayons du soleil viennent frapper un nuage qui se réduit en eau, et que l'observateur tourne le dos au soleil. On aperçoit ordinairement deux arcs concentriques; dans l'arc extérieur, les couleurs, en commençant par la partie la plus élevée, se succèdent dans l'ordre suivant : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge; dans l'arc intérieur, les couleurs suivent un ordre inverse. Voyez ARc-EN-CIEL. On nomme arc-en-ciel lunaire, une bande semicirculaire ornée des couleurs primitives, que l'on aperçoit quelquefois dans les nuées pendant la nuit, lorsque la lune est sur l'horizon et qu'on lui tourne le dos. Et arc-en-ciel marin, une bande demi-circulaire, ornée de quelques couleurs de l'iris, dont la convexité est tournée vers le bas, et qu'on aperçoit quelquefois sur mer, à différentes heures du jour. Parélies. Les parélies consistent dans l'apparence de plusieurs images du soleil, situées dans un cercle blanc parallèle à l'horizon, et placé à la hauteur du soleil; les images qui sont situées du même côté que le soleil, présentent les couleurs de l'arcen-ciel ; les images opposées sont toujours incolores. Vorez PARÉLIE. Parasélène. Les parasélènes sont des météores

représentant une ou plusieurs images de la lune ; elles se forment de la même manière que les parélies. Mirage. Le mirage est un phénomène d'optique, qui fait paraître au-dessus de l'horizon les objets éloignés, de manière que l'on aperçoit distinctement deux images de ces objets, l'une droite et l'autre renversée. Voyez MIRAGE. Halo, Couronne. Les couronnes sont des météores formés par un ou par plusieurs anneaux lumineux, qui paraissent autour des astres. Les halos sont de même des anneaux ou cercles lumineux et de diverses couleurs, qui paraissent le plus souvent autour du soleil et de la lune. MÉTÉoREs IGNÉs. Les météores ignés paraissent pour la plupart des effets électriques : tels sont les feux follets, les éclairs, le tonnerre et le feu SaintElme, les étoiles tombantes ou filantes , les aérolithes, les aurores boréales et australes, la lumière zodiacale, etc. Feu follet. Les feux follets sont des météores enflammés, semblables à une flamme légère, qui voltige dans l'air à peu de distance de la terre, et qu'on aperçoit principalement pendant les nuits d'été, dans les cimetières et les endroits marécageux. Tout porte à croire que cette inflammation spontanée dépend d'une influence électrique accidentelle, ou plutôt de la présence du phosphore que le gaz tient en dissolution. Voyez FEUx roLI,ETS, Éclair. On nomme ainsi un éclat de lumière vive et subite, qui paraît s'élancer d'un nuage entreouvert, qui disparaît dans un clin d'œil, et qui précède ordinairement le bruit du tonnerre. Les éclairs paraissent formés par un déplacement de masses d'électricité atmosphérique, qui s'enflamment en sortant de la nuée qui les contenait, soit à la manière des aigrettes lumineuses spontanées qu'on aperçoit à l'extrémité et aux angles d'un conducteur actuellement isolé et électrisé, soit à la manière des étincelles qui éclatent entre le conducteur et un corps non électrisé qu'on lui présente. Ces derniers, qui sont sûrement produits par le choc de deux courants de matière qui vont en sens contraires l'un de l'autre, sont de la nature de ceux qui annoncent la foudre. Dans les temps d'orage, il se forme souvent dans l'air des nuées épaisses et sombres, qui empêchent de voir la lumière de l'éclair, de sorte qu'on entend alors le tonnerre gronder, sans que l'éclair ait paru auparavant. Par l'intervalle de temps qui se trouve entre l'éclair et le coup de tonnerre, on peut juger, à la vérité d'une manière

approximative, à quelle distance est le tonnerre, lorsque le bruit vient directement à nous et non par réslexion : voici comment : on examinera sur une pendule à secondes, l'intervalle qui se trouve entre l'éclair et le coup ; et pour déterminer la distance où est le tonnerre, on prendra autant de fois 173 toises qu'il y a de secondes écoulées entre le coup et l'éclair. Ce calcul est fondé sur ce que la lumière de l'éclair vient à nos yeux presque dans un instant, au lieu que le bruit du coup emploie un temps très-sensible pour arriver à notre oreille, le son ne parcourant qu'environ 173 toises (337 mètres, 8 ) par seconde. Le tonnerre et le feu Saint-Elme sont des effets électriques remarquables : le premier par le bruit imposant, la vive clarté, et les résultats désastreux qui suivent souvent ses explosions; et le second par la permanence des aigrettes électriques qui le constituent.Voyez FoUDRE, ToNNERRE, FEU SAINTELME. Les étoiles tombantes ou silantes se manifestent principalement pendant l'automne et le printemps, lorsque le ciel est serein. L'électricité, la combustion spontanée de matières suspendues dans l'air, ou enfin l'incandescence de petits globes de la nature des aérolithes, sont les agents auxquels la plupart des physiciens attribuent l'origine de ces météores. Voyez aussi l'opinion que nous avons rapportée sur leur formation, à l'article ÉroILEs ToMBANTEs. Aérolithe. On désigne sous le nom d'aérolithe, de bolide, de météorites, des masses solides qui se précipitent des hautes régions atmosphériques à la surface de la terre, et qui sont accompagnées de phénomenes que nous avons fait connaitre au mot AÉRoLITHE. Aurore boréale. On donne ce nom à un phénomène qui, dans notre hémisphère, apparait à l'horizon du côté du nord, et tirant un peu vers l'ouest, trois ou quatre heures apres le coucher du soleil : il s'annonce d'abord par une espèce de brouillard sous la forme d'un segment de cercle dont la corde s'appuie sur l'horizon; les contours du segment paraissent bientôt bordés d'arcs concentriques lumineux, séparés par des bandes obscures; la partie obscure du segment lance des jets de lumière qui se renouvellent avec une extrème rapidité, et se dirigent vers le zénith , où ils forment une couronne enflammée. Le phénomène a alors acquis son plus grand éclat ; il diminue ensuite graduellement, les jets de lumières deviennent plus rares, la lumière se concentre vers le nord, et enfin disparaît.Voyez AURoRE BoRÉALE. Lumière zodiacale. On nomme ainsi l'apparence

lumineuse, dont la couleur blanchâtre ressemble assez bien à celle de la voie lactée que l'on aperçoit dans le ciel, en certains temps, après le coucher du soleil ou avant son lever. Cette lumière parait en forme de lance ou de pyramide le long du zodiaque, dans lequel elle est toujours renfermée par sa pointe et par son axe. On ignore entierement comment est produit ce phénomène. MÉTÉoREs AQUEUx. Les météores aqueux sont tous ceux qui sont produits par les vapeurs, c'està-dire par les substances qui tiennent de la nature de l'eau, et qui s'élèvent dans l'atmosphère : tels sont la pluie, le brouillard, les nuages, la rosée, le serein, la neige, la grêle, les trombes, etc. Pluie. On appelle pluie, l'eau qui, par suite d'un refroidissement survenu dans une partie quelconque de l'atmosphère, se détache des nuages en forme de gouttes. Ces gouttes sont quelquefois très-grosses; d'autres fois elles sont extrêmement petites : voici les raisons de cette différence. Lorsque la condensation des vapeurs se fait précipitamment, et dans une portion peu élevée de l'atmosphère, où l'air ayant plus de densité est plus en état de les soutenir, les gouttes qu'elles forment prennent plus de grosseur, sont en moins grand nombre, demeurent plus écartées les unes des autres, et acquièrent beaucoup plus de vitesse en tombant ; c'est ce qu'on observe presque toujours dans les pluies d'orage, qui viennent ordinairement de nuages peu élevés. Mais si cette condensation se fait lentement, ou que les vapeurs ne se réunissent et ne tombent que parce que l'air qui les soutenait les abandonne en se raréfiant, alors les gouttes demeurent trèspetites, sont en très-grand nombre, fort proches les unes des autres, et tombent lentement et avec une vitesse presque uniforme. Elles forment alors une pluie extrêmement fine, à laquelle on donne communément le nom de bruine. Voyez PLUIE, NUAGEs. Nuages, Brouillard. On donne ce nom à une grande quantité de vapeurs répandues dans l'atmosphère. D'après Saussure, la vapeur existe dans l'air sous deux formes différentes, en dissolution transparente et en petites vésicules creuses : c'est dans ce dernier état qu'elle constitue les nuages et les brouillards, qui n'en different réellement pas ; seulement les nuages restent suspendus dans la moyenne région de l'air, tandis que les brouillards sont en contact avec la surface de la terre et répandus dans la partie basse de l'atmosphère, dont ils troublent la transparence. Voyez NUAGEs, BRoUILLARDs. Rosée. La rosée est un météore que l'on observe

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