uvres completes, 5

Dentu, 1804
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116 - Élve ton mt, et, les voiles ouvertes, abandonne ton navire au souffle de Bore. Quand tu auras franchi l'empire de Neptune, tu verras un rivage bas, d'un facile abord, et ombrag de hauts peupliers, de saules striles, et d'autres arbres, noires forts de Proserpine. Arrte ton navire cette plage, borde des gouffres profonds de la mer ; toi, entre dans l'horrible demeure de Pluton. L s'lve un rocher o le Cocyte, roulant lentement du lit du Styx, et le Phlgthon enflamm,...
225 - Charybdis 420 obsidet, atque imo barathri ter gurgite vastos sorbet in abruptum fluctus rursusque sub auras erigit alternos et sidera verberat unda.
203 - ... o s'lve le palais de l'Aurore, o sont les chants et les danses des Heures, et renat le Soleil. Nous heurtons au sablonneux rivage ; et sortant du navire, nous gotons le repos dans l'attente des rayons sacrs de l'astre du jour. Ds que nous voyons paratre la lueur matinale de l'Aurore, une partie de ma troupe va, par mon ordre, au palais de Circ; elle revient charge du cadavre glac d'Elpnor. Nous abattons des chnes pour le bcher ; et le dressant sur la pointe la plus...
57 - L demeure un terrible gant, loin de tous les habitants de ces bords, sa seule occupation est de mener patre ses troupeaux ; il n'a de commerce avec aucun des autres Cyclopes, et roule en son esprit des projets noirs et cruels. Monstre affreux, il inspire l'pouvante : il ne ressemble point la race que nourrit le froment ; on croit voir un roc isol, dont le front hriss de forts domine toute une longue chane de montagnes. J'ordonne mes compagnons chris de m'attendre, de veiller...
145 - Durant le jour entier sont tendues les voiles du vaisseau qui franchit l'empire des ondes; et lorsqu'enfin le soleil disparat, et que les tnbres de la nuit se rpandent, nous touchons l'extrmit de la profonde mer. L sont les habitations des Cimmriens, toujours couvertes d'pais nuages et d'une noire obscurit. Jamais le dieu brillant du jour n'y porte ses regards, soit qu'il gravisse vers le haut sommet de la vote toile, soit que son char descende des cieux et roule vers...
52 - Lo tophages, peuple tranquille, qui ne leur dresse aucun pige mortel; il leur, prsente le lotos, ses dlices. Au moment o mes guerriers ont port leurs lvres ce fruit aussi doux que le miel, loin de songer mes ordres ni leur dpart, ils n'aspirent qu' couler leurs jours parmi ce peuple; savoorer le lotos est leur seul charme ; ils ont oubli jusqu'au nom de leur patrie.
246 - Dans l'intrieur de liantre sont de grandes urnes et des cruches de belles pierres, o des essaims d'abeilles dposent leur miel. On y voit de longs mtiers de marbre, o les nymphes tissent des robes de pourpre, ouvrage merveilleux. Des fontaines intarissables y font jaillir leurs eaux. La grotte a deux entres : l'une, tourne au septentrion et ouverte aux humains ; l'autre, qui regarde le midi, est sacre, et leur est inaccessible ; c'est la route des immortels.
303 - Homre, bien qu'il ait compos deux pomes, chacun plus gros que l'Enide, et qu'il n'y ait point d'crivain qui descende quelquefois dans un plus grand dtail que lui , ni qui dise si volontiers les petites choses , ne se servant jamais que de termes nobles , ou employant les termes les moins relevs avec tant d'art et d'industrie , comme remarque Denys...
100 - Par un heureux essor, loin de ces roches qui pleuvaient sur nous , mon navire a gagn la plaine liquide. Mais, hlas ! les autres, sans qu'il en chappe un seul, sont ensevelis au sein de ce port dans une ruine commune. Nous poursuivons notre course ; et la joie de notre dlivrance tait trouble par les.regrets douloureux que nous donnions nos amis.
205 - ... Mais Circ, me prenant la main, me conduit loin de leur troupe ; et, assise prs de moi, me demande un fidle rcit de ma route au sjour des morts. J'obis, et la desse me tint ce discours : Tous ces prils sont vanouis. Prte-moi une oreille attentive ; je te dirai ceux qui t'attendent encore : veuille un dieu te rappeler le souvenir de mes paroles ! D'abord se prsenteront sur ta route les Sirnes, ces enchanteresses qui fascinent tous les hommes venus prs de leurs bords. Malheur...