Annales de philosophie chrtienne, 7

Roger et Chernoviz, 1833
 

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245 - C'est du milieu de ce terrain inculte que domine et qu'attrist encore un monument appel par la voix populaire le Tombeau de Nron1, que s'lve la grande ombre de la ville ternelle. Dchue de sa puissance terrestre, elle semble, dans son orgueil, avoir voulu s'isoler : elle s'est spare des autres cits de la terre ; et, comme une reine tombe du trne, elle a noblement cach ses malheurs dans la solitude. Il me...
242 - ... sortait de l'croulement de tant de monuments , fut tombe ; quand les tourbillons de fume qui s'chappaient de tant de villes en flammes furent dissips ; quand la mort eut fait taire les gmissements de tant de victimes ; quand le bruit de la chute du colosse romain eut cess, alors on aperut une croix, et au pied de cette croix un monde nouveau. Quelques prtres, l'Évangile la main, assis sur des ruines, ressuscitaient la socit au milieu des tombeaux , comme Jsus-Christ...
424 - ET LE VERBE S'EST FAIT CHAIR, et il a habit parmi nous...
244 - ... d'une onde orageuse qui s'est coule comme le peuple romain. A peine dcouvrez-vous quelques arbres, mais partout s'lvent des ruines d'aqueducs et de tombeaux; ruines qui semblent tre les forts et les plantes indignes d'une terre compose de la poussire des morts et des dbris des empires.
25 - La premire condition du salut , c'est de garder la rgle de la vraie foi, et de ne s'carter en rien de la tradition des Pres. Et parce...
403 - Kobertson, le plus Judicieux des historiens de l'Amrique, Ces auteurs regardent comme barbare tout tat de l'homme qui s'loigne du type de culture qu'ils se sont form d'aprs leurs ides systmatiques. Nous ne saurions admettre ces distinctions tranchantes en nations barbares et nations civilises.
153 - ... entour. Je me garderai bien de vouloir rien dcrire ; car, ou mes expressions ne vaudraient que la millime partie de ce qu'on doit dire en parlant de tels objets, ou bien si j'en traais une faible esquisse , mme fort dcolore, on me prendrait pour un enthousiaste, peut-tre mme pour un fou.
237 - Les rois de la terre qui se sont corrompus avec elle, et qui ont vcu avec elle dans les dlices, pleureront sur elle, et se frapperont la poitrine en voyant la fume de son embrasement.
423 - Et comme il est la splendeur de sa gloire et le caractre de sa substance, et qu'il soutient tout par sa parole toute-puissante ; aprs nous avoir purifis de nos pchs, il est assis au plus haut des cieux la droite de la souveraine Majest, 4.
244 - Figurezvous quelque chose de la dsolation de Tyr et de Babylone, dont parle l'Écriture; un silence et une solitude aussi vastes que le bruit et le tumulte des hommes qui se pressaient jadis sur ce sol. On croit y entendre retentir cette maldiction du Prophte : Ventent tibi duo hc subito in die una, sterilitas et viduitas.