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A PARIS,

FIRMIN DIDOT, Pèrb Et Fils, Libraires, nie Jacob, n° 24; CHEZ | LOUIS JANET, Libraire, rue St-Jacques, 5g; BOSSANGE, Libraire, rue de Tournon, n° 6; VERDIÈRE, Libraire, quai des Augustins, n' 25.

COMPLÈTES

DE ROLLIN.

NOUVELLE ÉDITION,

ACCOMPAGNEE D'obseevatiohs ET D'Éclaircisiemiicts HISTOIUQrTS.

Par M. LETRONNE,

MEMBRE DE i/iHSTITUT

(académie Rotale Des Inscriptions Et «elles-lettres).

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DE L'IMPRIMERIE DE FIRMIN DIDOT

IMPRIMEUR DU ROI ET DE i/iNSTiTUT , RUE JACOB, »° ^4-

M DCCC XXI ;. .

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DES ASSYRIENS.
AVANT-PROPOS.

§ I. Réflexion sur la variété des gouvernements.

Lja multiplicité de gouvernements parmi les peuples dont j'ai à parler offre d'abord aux yeux et à l'esprit un spectacle bien digne d'attention, et montre l'étonnante variété que le souverain maître du monde a mise dans les empires qui le partagent, par la différence d'inclinations et de mœurs qui se rencontre dans chacune des nations. On reconnaît en cela le caractère de la Divinité qui, toujours semblable à elle-même dans tous ses ouvrages, se plaît à y peindre sous mille différentes formes et à y faire éclater sa sagesse infinie, et par une fécondité merveilleuse, et par une admirable simplicité : sagesse qui, de toutes les parties de l'univers, aussi - bien que de toutes les productions de la nature, quoique multipliées et diversifiées en une infinité de manières, sait former un ouvrage unique, et composer un tout parfaitement régulier.

Dans l'Orient, c'est le gouvernement monarchique qui domine, lequel, entraînant avec soi une pompe majestueuse et une hauteur presque inséparable de l'autorité souveraine, conduit naturellement à exiger

Tome II. But. ane.'

des sujets un respect plus marqué et une soumission plus entière. A l'égard de la Grèce, il semble qu'un souffle de liberté et un esprit républicain s'étaient répandus dans tout le pays, et avaient inspiré presqu'à tous les peuples qui l'habitaient un violent desir de l'indépendance, diversifiée néanmoins sous différentes sortes de gouvernements, mais tous également ennemis de l'assujettissement et de la servitude. Ici, c'est le peuple qui commande, et c'est ce qu'on appelle démocratie; là, c'est l'assemblée des sages et des anciens, connue sous le nom Xaristocratie; dans une autre république, c'est un petit nombre d'hommes choisis et puissants, et qui se nomme oligarchie; dans quelquesunes c'est un mélange de toutes ces parties, ou de plusieurs d'entre elles, et quelquefois même de la royauté.

On sent bien que cette variété de gouvernements, qui tendent tous à une même fin , quoique par des voies différentes, contribue beaucoup à la beauté de l'univers, et qu'elle n'a pu venir que de celui qui le gouverne avec une sagesse infinie, et qui met par-tout un ordre et une symétrie dont l'effet est de lier toutes les parties entre elles, et par là de les rappeler toutes à l'unité; car, bien que, parmi ces différentes sortes de gouvernements, les uns soient préférables aux auRom.i3.i. tres, il est vrai néanmoins de dire qu'il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et que c'est lui qui a établi toutes celles qui sont sur la terre. Tout usage de cette puissance, ni toute voie pour y entrer, ne sont pas de Dieu, qnoique toute puissance soit de lui; et si l'on voit ces gouvernements dégénérer quelquefois en violence, en factions, en despotisme, en tyrannie,

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