Rome galante sous les douze Csars

Dentu & cie., 1887 - 306
 

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219 - Vindex de mauvais musicien, et appeler ./Enobarbus au lieu de Nron : il dclara qu'il allait renoncer son nom d'adoption et reprendre son nom de famille , puisqu'on le lui reprochait. A l'gard des autres imputations , rien , selon lui , n'en dmontrait mieux la fausset , que le reproche qu'on lui faisait d'ignorer un art o il s'tait appliqu avec tant de succs, et de temps en temps il demandait si l'on connaissait quelqu'un plus habile que lui. Cependant les courriers arrivaient...
127 - Il tait tellement chri et estim de ses parents, qu'Auguste (sans parler des autres) balana longtemps s'il ne le choisirait pas pour son successeur, et le fit adopter par Tibre. Il jouissait de la faveur populaire au point que la foule qui se rassemblait autour de lui toutes les fois qu'il paraissait lui fit courir plus d'une fois risque de la vie.
209 - Mais tromp dans ses esprances , puis et sans ressource, au point d'tre oblig de diffrer la paie des soldats et les pensions des vtrans , il eut recours aux confiscations et aux rapines. Il statua avant tout, qu'au lieu de la moiti du bien de ses affranchis qui lui revenait par succession , les cinq siximes lui appartiendraient , lorsque , sans une cause probable , ils porteraient le nom d'une des familles qui il tait alli ; que les biens de ceux d'entre eux qui se rendraient...
101 - ... longtemps de le refuser avec une impudence sans exemple, rpondant aux instances de ses amis : Vous ne savez pas quel monstre c'est que l'empire, et tenant en suspens, par des rponses ambigus et une incertitude...
102 - QU'IL Y RENONCE. Un autre lui dit en face , que souvent on avait peine faire ce qu'on avait promis, mais que pour lui il avait peine promettre ce qu'il avait dj fait. Enfin , il accepta l'empire comme malgr lui , en dplorant la misrable et onreuse servitude dont on le chargeait, et faisant entendre qu'il s'en dlivrerait quelque jour. Ses paroles expresses furent : J'attends le moment o vous jugerez quitable d'accorder du repos ma vieillesse. XXV. Il avait des...
269 - ... les ornements triomphaux et un double sacerdoce : il fut mme cr consul pendant les deux derniers mois de l'anne. Depuis ce temps jusqu' ce qu'il fut proconsul, il vcut dans la retraite, craignant Agrippine qui avait encore du crdit auprs de son fils , et qui aprs la mort de Narcisse poursuivait les amis de ce favori. Il gouverna l'Afrique avec beaucoup d'intgrit, et s'acquit le respect des peuples; ce qui n'empcha pas que dans une sdition Adrumte on ne lui jett...
186 - ... plumes ou poinons qu'ils portaient la suite de leurs matres. Dans une meute populaire un certain Camille , sr d'pouvanter Claude , mme sans qu'il y et apparence de guerre , lui crivit une lettre injurieuse et menaante , par laquelle il lui ordonnait de renoncer l'empire et de vivre dans le loisir d'un particulier. Claude dlibra avec les principaux de Rome s'il n'obirait pas.
68 - ... il fut le premier en plaisanter. Il fit mourir Procillus , l'un de ses affranchis qu'il aimait le plus , convaincu d'avoir un commerce adultre avec des femmes d'une condition honnte. Il fit casser les jambes Thallus son secrtaire, qui avait reu cinq cents deniers pour communiquer une lettre. Il fit jeter dans la rivire, avec une pierre au cou, le prcepteur et les esclaves de Caius son...
125 - Il vainquit les ennemis , et triompha. Il fut cr consul pour la seconde fois : mais avant que d'entrer en charge , il fut , pour ainsi dire, chass de Rome par Tibre, qui le chargea des affaires d'Orient. Aprs avoir donn un roi l'Armnie et rduit la Cappadoce en province romaine , il mourut Antioche , l'ge de trente - quatre ans , d'une maladie de langueur que l'on souponna tre cause par le poison.
213 - Il voulut l'trangler plusieurs fois, et la rpudia sous prtexte de strilit ; mais le peuple blmant ce divorce, et s'emportant en invectives contre lui, il l'exila d'abord, et bientt la fit prir comme coupable d'adultre. La calomnie tait si vidente que tous ceux qui furent mis la torture ayant protest de son innocence, il suborna un de ses prcepteurs, nomm Anicetus, qui avoua qu'il avait joui d'Octavie par artifice.