Essais sur la litterature franaise: crits pour l'usage d'une dame trangre, compatriote de l'auteur, 2

The author, 1803 - 635
 

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40 - Je crois voir de ta main tomber l'Urne terrible, Je crois te voir, cherchant un supplice nouveau, Toi-mme, de ton Sang devenir le Bourreau. Pardonne. Un Dieu cruel a perdu ta Famille. Reconnais sa vengeance aux fureurs de ta Fille.
442 - ... finesse et quelle justesse dans ses rponses ! quel empire sur ses passions ! O est l'homme, o est le sage qui sait agir, souffrir et mourir sans faiblesse et sans ostentation ? Quand Platon peint son juste imaginaire couvert de tout l'opprobre du crime, et digne de tous les prix de la vertu, il peint trait pour trait Jsus-Christ : la ressemblance est si frappante que tous les Pres l'ont sentie, et qu'il n'est pas possible de s'y tromper.
444 - Jsus expirant dans les tourments, injuri, raill, maudit de tout un peuple, est la plus horrible qu'on puisse craindre. Socrate prenant la coupe empoisonne bnit celui qui la lui prsente et qui pleure ; Jsus, au milieu d'un supplice affreux, prie pour ses bourreaux acharns. Oui, si la vie et la mort de Socrate sont d'un sage, la vie et la mort de Jsus sont d'un Dieu.
424 - Si le rtablissement des sciences et des arts a contribu purer les murs 1 Avertissement
406 - Voltaire n'crira jamais une bonne histoire. Il est comme les moines, qui n'crivent pas pour le sujet qu'ils traitent, mais pour la gloire de leur ordre. Voltaire crit pour son couvent.
23 - De cette nuit, Phnice, as-tu vu la splendeur? Tes yeux ne sont-ils pas tout pleins de sa grandeur? Ces flambeaux, ce bcher", cette nuit enflamme, Ces aigles, ces faisceaux, ce peuple, cette arme, Cette foule de rois, ces consuls, ce snat, Qui tous de mon amant empruntaient leur clat...
9 - Je le suis, ma Psych, de toute la nature. Les rayons du soleil vous baisent trop souvent; Vos cheveux souffrent trop les caresses du vent; Ds qu'il les flatte , j'en murmure : L'air mme que vous respirez Avec trop de plaisir passe par votre bouche; Votre habit de trop prs vous touche ; Et, sitt que vous soupirez, Je ne sais quoi, qui m'effarouche, Craint, parmi vos soupirs, des soupirs gars.
28 - Je fuis : ainsi le veut la fortune ennemie. Mais vous savez trop bien l'histoire de ma vie Pour croire que longtemps, soigneux de me cacher, J'attende en ces dserts qu'on me vienne chercher. La...
24 - Qu'elle et dans son absence un pouvoir absolu. Tu sais de nos sultans les rigueurs ordinaires : Le frre rarement laisse jouir ses frres De l'honneur dangereux d'tre sortis d'un sang Qui les a de trop prs approchs de son rang.
450 - Mais si vous vous obstinez rejeter mon secours, attendez-vous que je ne le dirai personne. Si vous persistez vous creuser l'esprit pour trouver de nouveaux malheurs, choisissez-les tels que vous voudrez ; je suis roi, je puis vous en procurer au gr de vos souhaits ; et, ce qui srement...