Voltaire, sa vie et ses oeuvres, 2

 

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488 - Tout ce que je vois jette les semences d'une rvolution qui arrivera immanquablement, et dont je n'aurai pas le plaisir d'tre tmoin. Les Franais arrivent tard tout, mais enfin ils arrivent; la lumire s'est tellement rpandue de proche en proche, qu'on clatera la premire occasion et alors ce sera un beau tapage; les jeunes gens sont bien heureux, ils verront de belles choses.
290 - Je ne vous aime point, monsieur; vous m'avez fait les maux qui pouvaient m'tre les plus sensibles, moi votre disciple et vo-tre enthousiaste. Vous avez perdu Genve pour le prix de l'asile que vous y avez reu; vous avez alin de moi mes concitoyens pour le prix des applaudis-sements que je vous ai prodigus parmi eux : c'est vous qui me...
40 - Ce n'est pas seulement la vie de Louis XIV qu'on prtend crire: on se propose un plus grand objet. On veut essayer de peindre la postrit, non les actions d'un seul homme, mais l'esprit des hommes dans le sicle le plus clair qui fut jamais.
498 - Il rsulte de tout cela que vous tes difficile amuser et que suis mauvais plaisant ; mais enfin, en billant et en riant, vous voil mon confrre, et il faut tout oublier en bons chrtiens et en bons acadmiciens.
156 - Pour moi, menac du naufrage, Je dois en affrontant l'orage Penser, vivre et mourir en roi.
225 - Je ne puis m'empcher, monsieur, de remarquer ce propos une opposition bien singulire entre vous et moi dans le sujet de cette lettre. Rassasi de gloire, et dsabus des vaines grandeurs, vous vivez libre au sein de l'abondance; bien sr de votre immortalit, vous philosophez paisiblement sur la nature de l'me; et si le corps ou le cur souffre, vous avez Tronchin pour mdecin et pour ami : vous ne trouvez pourtant...
225 - Rassasi de gloire et dsabus des vaines grandeurs, vous vivez libre au sein de l'abondance ; bien sr de votre immortalit, vous philosophez paisiblement sur la nature de l'me, et si le corps ou le cur souffre, vous avez Tronchin pour mdecin et pour ami; vous ne trouvez pourtant que mal sur la terre. Et moi, homme obscur, pauvre, et tourment d'un mal sans remde, je mdite avec plaisir dans ma retraite, et trouve que tout est bien.
114 - Au reste, je suis encore bien faible, vous me trouverez au lit, et je ne pourrai que vous jeter la tte ma seringue et mon pot de chambre; mais ds que j'aurai un peu de force...
363 - Il faut me borner vous dire en prose combien j'aime votre Ode et votre proposition. Il convient assez qu'un vieux soldat du grand Corneille tche d'tre utile la petite-fille de son gnral. Quand on btit des chteaux et des glises, et qu'on a des parents pauvres soutenir, il ne reste gure de quoi faire ce qu'on voudrait pour une personne qui ne doit tre secourue que par les plus grands du royaume.
160 - J'ai reu les vers que vous avez faits : apparemment que je ne me suis pas bien expliqu. Je dsire quelque chose de plus clatant et de public. Il faut que toute l'Europe pleure avec moi une vertu trop peu connue. Il ne faut point que mon nom partage cet loge ; il faut que tout le monde sache qu'elle est digne de l'immortalit; et c'est vous de l'y placer.