Histoire ancienne, 5

Didot Freres, 1848

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401 - ... l'ge de trente-trois ans, au milieu des plus vastes desseins qu'un homme et jamais conus, et avec les, plus justes esprances d'un heureux succs, il mourut sans avoir eu le loisir...
288 - Jamais nous n'avons mis le pied dans ton pays : n'est-il pas permis ceux qui vivent dans les bois d'ignorer qui tu es et d'o tu viens? Nous ne voulons ni obir ni commander ...
402 - Macdoine, soa ancien royaume, tenu par ses anctres depuis tant de sicles, fut envahi de tous cts comme une succession vacante; et, aprs avoir t longtemps la proie du plus fort, il passa enfin une autre famille. Ainsi ce grand conqurant, le plus renomm et le plus illustre qui fut jamais, a t le dernier roi de sa race.
398 - Une des choses qui faisaient aimer la posie d'Homre, est qu'il chantait les victoires et les avantages de la Grce sur l'Asie. Du ct de l'Asie tait Vnus, c'est--dire les plaisirs, les folles amours et la mollesse : du ct de la Grce tait limon, c'est--dire la gravit avec l'amour conjugal, Mercure avec l'loquence, Jupiter et la sagesse politique.
406 - Macdoine, tenu par ses anctres depuis tant de sicles, fut envahi de tous cts comme une succession vacante; et, aprs avoir t longtemps la proie du plus fort, il passa enfin une autre famille. Ainsi ce grand conqurant, le plus renomm et le plus illustre qui fut jamais, a t le dernier roi de sa race. S'il ft...
402 - Mais, ce qu'il y avait de plus funeste pour sa maison et pour son empire est qu'il laissait des capitaines, qui il avait appris ne respirer que l'ambition et la guerre. Il prvit quels excs ils se porteraient quand il ne serait plus au monde : pour les retenir...
397 - Grce tirait du sien, tait que les citoyens s'affectionnaient d'autant plus leur pays qu'ils le conduisaient en commun, et que chaque particulier pouvait parvenir aux premiers honneurs. Ce que fit la philosophie pour conserver l'tat de la Grce n'est pas croyable. Plus ces peuples taient libres, plus il tait ncessaire d'y tablir par de bonnes raisons les rgles des murs, et celles de la socit.
289 - ... c'est avec quoi nous avons domt autrefois les peuples les pi us belliqueux, vaincu les rois les plus puissans , ravag toute l'Asie , et pntr jusques dans l'Egypte. Mais toi , qui te vantes de venir pour exterminer les voleurs , tu es toi-mme le plus grand voleur de la terre. Tu as pill et saccag toutes les nations que tu as vaincues ; tu as pris la Lydie, envahi la Syrie , la Perse, laBactriane: tu songes pntrer jusqu'aux Indes; et tu viens ici pour nous enlever nos troupeaux.
52 - Faites marcher contre des troupes ainsi disposes la phalange macdonienne : cette grosse et lourde machine sera terrible la vrit une arme sur laquelle elle tombera de tout son poids ; mais, comme parle Polybe, elle ne peut conserver longtemps sa proprit naturelle, c'est--dire sa solidit et sa consistance, parce qu'il lui faut des lieux propres, et pour ainsi dire faits exprs, et qu' faute de les trouver, elle s'embarrasse elle-mme, ou plutt elle se rompt par son propre...
406 - S'il ft demeur paisible dans la Macdoine, la grandeur de son empire n'aurait pas tent ses capitaines ; et il et pu laisser ses enfants le royaume de ses pres ; mais parce qu'il avait t trop puissant, il fut cause de la perte de tous les siens : et voil le fruit glorieux de tant de conqutes. Sa mort fut la...