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· vers , ou Traité des véritables Origines de la

Nature des Choses, dans lequel on renverse de fond en comble toute la Philosophie de ceux qui nient l'Existence de DIEU;, par R. CUDWORTH, Docteur en Théologie, & Professeur en la même Faculté dans l'Université de Cambridge. Avec ses autres Ouvrages , ou Opuscules, qui ont paru. Le tout traduit de l'Anglois, éclairci & augmen: té de diverses Observations & Dissertations par Mr. JEAN LAURENT MOSHEIM Docteur en Théologie, Conseiller Ecclésias tique de Mr. le Duc de BRUNSVIC, Abbé des Couvens de Mariendal & Michelstein &c. En deux Volumes in folio, dont le prémier contient 736. pages, sans la Préface, qui en a 48: le second, en tout 680. sans les Index des Auteurs, & des Matiéres. A Féna, aux dépens de la Veuve Meyer, 1733.

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EPUIS que le Système Intellectuel du Doca

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Grande Bretagne, par les Extraits fort étendus, que Mr. Le CLERC en donna dans sa (a) Bibliothéque Choisie; on souhaittoit fort, que quelque habile homme prît la peine de traduire ce Livre en une Langue plus connuë. Il n'y en avoit pas de plus convenable, que la Langue commune des Gens de Lettres: & difficilement fe trouverpit-il un Traducteur aussi capable de remplir cette tâche, que Mr. MOSHEIM, qui a bien

voulu (a) Tom. I. II. III. V. VII. VIII, IX,

voulu rendre un fervice si important à la Reli gion, & à la République des Lettres. De tous les assortimens qu'on peut délirer dans une bonne Traduction, il n'en a négligé aucun; & il á beaucoup ajoûté du sien. Avec rant d'exactitu de, il n'avoit garde d'omettre la Vie de son Au-. teur ; & c'est par là que nous croions devoir commencer, quoi qu'il l'aît placée à la fin de fa Préface. Pour avoir là-deffus de bons Mémoi res, il est allé à la fource. Mr. EDWARD CHANDLER, aujourd'hui Evêque de (a) Dur. bam, à la réquisition de Mr. (b) l'Archevêque de Cantorberi, a fouillé dans tous les papiers de CUDWORTH; & indiqué d'ailleurs avec soin tout ce qu'il a fû de fa Vie & de ses Ouvrages, tant manuscrits, qu'imprimez, L'Académie mer me de Cambridge, dont Cudworth fut autrefois un grand ornement, a permis d'extraire de ses Regîtres tout ce qui pouvoit le regarder. A ce. la, Mr. Mosheim à joint bien des choses, qu'il avoit lui-même remarquées dans ses lectures.

RODOLPHE Cudworth nâquit à Aller, dans le Comté de Somerset, en l'année 1617. Son Pére, nommé comme lui Rodolphe, & Licentié en Théologie, fut d'abord (c) Membre du Collége d'Emanuel à Cambridge , & en mêmetems Ministre de l'Eglife de St. André dans cette Ville; d'où il pafla à Aller, pour y exercer fon Ministére. Il fut aussi un des Chapelains du Roi JAQUES I. Quoi qu'il ne manquât ni de

génie, (a) Auparavant Evêque de Coventy & Lichtfield. (6) Mi, Guillaume Wake. (c) Follow, ou Socius,

génie, ni de savoir, il ne se piqua point de fc produire en Public, comme Auteur: on n'a autre chose de lui, qu'un Supplément au (a) Commentaire de Guil LAUME PERKINS sur l'Epitre aux GALATES. Comme ce fameux Théologien avoit été fon intime Ami, il ne voulut pas laisser imparfait ce Commentaire pofthume, dont il fut l'Editeur, aussi bien que de quelques autres Ouvrages du même Auteur, en aiant été prié par les Amis du Défunt,& par son Exécuteur Testamentaire. La Mére de notre Cud. worth étoit de la Famille des Machell, & elle eut l'honneur de servir de Nourrice à Henri, (b) Fils Aîné de JAQUES I. Cette Femme, après la mort de son Mari, se remaria avec le Docteur ȘTOUGHTON, un des plus éloquens Prédicateurs de ce tems-là, & qui étoit aussi Membre du Collége d’Emanuel à Cambridge. Le Pére de nôtre Cudworth l'avoit laissé en bas âge: le second Mari de fa Mére lui tint lieu de Pére, & le fit bien éleyer. Cet Enfant parut d'abord d'un excellent naturel, d'un esprit pénétrant & divin, d'une sagesse fort au dessus de son âge. A peine forti de fa treiziéme année, il fut reçû dans le même Collége d'Emanuel, au nombre (c) des Pensionaires. Et le Beau-pére lui rendit alors ce témoignage, (d) Qu'il n'étoit jamais venu à l'U,

nivers (a) Traduit de l'Anglois , avec les autres Oeuyres de ce Théologien, imprimées à Genéve en 1618. in fol. 2 voll.

(b) Qui mourut, âgé de 18. ans, le 12. de Novembre 1612. (c) Convi&tores , dit-on.

(d) C'est le sens des paroles Angloises, que Mr. Moso

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miversité aucun Enfant de cet age, qui eût plus de connoissance de ce qu'on apprend dans les Ecoles, ou des Humanitez. Deux ans après, c'est-à-dire, en 1632. il fut immatriculé, comme Etudiant de l'Université de Cambridge, le 5. de Juillet: & depuis il s'attacha fi fort à toutes les parties des Belles-Lettres, & à la Philosophie, qu'il fut créé Maître aux Arts, en l'année 1639. avec beaucoup d'applaudissement. Presque en mês me tems, on l'élut pour Fellow, ou Membre du Collége d’Emanuel, qui avoit alors pour Maitre, ou Chef, RICHARD HOLSWORTH, homme célébre pour son savoir hors de l'Angleterre même. Dans ce pofte, Cudworth se fit estimer de plus en plus, de sorte que bien des gens lui donnérent leurs Enfans à inftruire. Il eut ainsi jusqu'à vint-huit Disciples tout à la fois; chose très-rare alors, & qu'on n'avoit jamais vû dans les plus grands Colleges de l'Université. Parmi ces Jeunes gens se trouva le fameux GUILLAU, ME TEMPLE, que l'on connoît & par ses Ambassades considérables, & par de beaux Ou

vrages. beim rapporte, en Note: That is was as well grounded in School-Learning, as any Boy of his age that went to the Vniverfiry. Ainli nôtre Traducteur à cû raison de douter, s'il les avoit exactement renduës en Latin de cette maniére: Tanta puerum hunc scientia Humaniorum Litterarum doo Antium Liberalium valere , quanta in homine atatis hujus fingi

cogitari poffet. Voilà qui renchérit sur l'éloge, & qui change fort la pensée de l'Auteur du Mémoire; quoi que l'expression Angloise soit affez claire. Il faut espeser, que Mr. Mosheim aura été plus exact dans sa VerGon, par la grande intelligence qu'il a des matiéres : car j'avouë , que je n'ai pas l'original, pour pouvoir be confronter.

vrages. Peu de tems après, Cudworth eut un autre Emploi, savoir celui de Recteur, comme on parle en Angleterre, c'est-à-dire, prémier Pasteur de la Parroisse de North-Cadbury, dans le Comté de Somerset; bénéfice qui lui valloit troiscens Livres sterling par an. On ne fait précisément, ni en quelle année il obtint cet Emploi, ni combien de tems il l'exerça. Il doit avoir été fait Bachelier en Théologie, dans cet intervalle; quoi qu'on ignore aussi le tems de la création. Ce fut peut-être en l'année 1644. car on voit, qu'il soutint alors, dans les Vespéries des Actes Publics qui se font pour prendre les Degrez, les deux Thèses suivantes: Qu'il y a des raisons éternelles indispensables, du Bien e du Mal: Et, Qu'il y a des Substances incorporelles, immortelles de leur nature. D'où il paroît, que dès lors Cudworth rouloit dans son esprit, & examinoit avec foin, les matiéres & les questions importantes, qu'il a tant approfondies long tems après dans son Systême Intellectuel, & dans d'autres Ouvrages qui sont encore en manuscrit.

La même Année 1644. il fut fait Maitre ou Chef de Clare-Hall, ou l'Hôtel de Clare, dans l'Université de Cambridge, à la place du Docteur Pasky, qui avoit été destitué de cette Charge; & il eut l'honneur d'avoir alors sous la direction le célèbre JEAN TILLOTSON, depuis devenu Primat d'Angleterre. L'Année suivante 1645. le Docteur Metcalfy s'étant démis de la Chaire de Professeur Roial en Langue Hébraïque, nôtre Cudworth lui succéda , par une nomination unanime des sept Electeurs, faite le 15. d'Oeto

bre.

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